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mercredi 1 février 2012

Le bevacizumab et l'irinotecan chez les enfants atteints de tumeurs cérébrales récidivantes ou réfractaires : tendances de toxicité et d'efficacité.

Le bevacizumab et l''irinotecan chez les enfants atteints de tumeurs cérébrales récidivantes ou réfractaires : tendances de toxicité et d'efficacité.

Le bevacizumab (Avastin), anticorps monoclonal de type IgG1 qui se lie au VEGF (facteur de croissance de l'endothélium vasculaire) et inhibe de ce fait la liaison du VEGF à ses récepteurs, a prouvé son efficacité dans certaines tumeurs adultes.

Il est maintenant proposé comme une nouvelle stratégie thérapeutique pour les tumeurs du cerveau réfractaires ou récurrentes chez certains enfants, seul ou combiné avec d'autres molécules.

PROCÉDURES :

L'analyse rétrospective a été effectuée à partir de 28 enfants ayant reçu du bevacizumab pour des tumeurs du cerveau réfractaires ou récurrentes entre Juin 2007 et août 2010 dans 7 centres français. Parmi eux, 12 avaient des gliomes de haut grade, 7 gliomes de bas grade, 4 épendymomes, 2 tumeurs primitives neurectodermal, 3 tumeurs gliales. L'âge médian au début du bevacizumab était de 11 ans. Le bevacizumab était administré à 5-10 mg / kg toutes les 2 semaines, avec une chimiothérapie concomitante pour 27 patients.

RÉSULTATS :

Le bevacizumab a été utilisé en combinaison avec l'irinotecan chez 27 patients. La toxicité du bevacizumab toxicité a été faible. Les toxicités rapportées ont été l'hypertension artérielle (n = 4), la protéinurie (n = 1), la lymphopénie (n = 2),le retard de cicatrisation (n = 2) Alors que la réduction de la tumeur a pu être observée chez 6 patients sur 7 avec des gliomes de bas grade, pas d'efficacité pouvant être documentée pour les jeunes patients avec des gliomes de haut grade, ni PNET, ni l'épendymome.

CONCLUSIONS :

La toxicité du bevacizumab semble être faible chez les enfants, même en combinaison avec l'irinotecan. D'autres études prospectives sont nécessaires pour confirmer l'efficacité hypothétique du bevacizumab et pour évaluer le risque de toxicité à long terme en particulier chez les jeunes enfants.

Références :
PMID: 22287258
Auteurs : Couec ML, André N, Thebaud E, Minckes O, Rialland X, Corradini N, Aerts I, Bérard PM, Bourdeaut F, Leblond PE

Service d'Oncologie Pédiatrique, CHU Nantes, Nantes, France.

Qu'est-ce que l'angiogenèse?

Le bevacizumab et l''irinotecan chez les enfants atteints de tumeurs cérébrales récidivantes ou réfractaires : tendances de toxicité et d'efficacité.

Pour se développer les tumeurs s'alimentent avec l'apport permanent d'oxygène et d'autres éléments nutritifs.

Elles reçoivent cet apport en demandant la construction de vaisseaux sanguins (néovascularisation).

Ce processus porte le nom d'angiogenèse.

Pour lancer ce processus, la tumeur envoie des signaux aux vaisseaux sanguins environnants en libérant un facteur : le VEGF(Vascular endothelial growth factor = facteur de croissance de l'endothélium vasculaire).

image expliquant l'angiogenèse. La tumeur envoie des signaux pour demander son alimentation pour les vaisseaux sanguins environnants

Le VEGF et d'autres molécules s'organisent pour que les vaisseaux sanguins environnants croissent en direction de la tumeur.

image de l'alimentation de la tumeur par les vaisseaux sanguins

Le bevacizumab (Avastin) agit comme inhibiteur de l'angiogenèse en se liant aux molécules de VEGF.

image de la molécule bevacizumabimage de la molécule bevacizumab inhibant les molécules VEGF

Ces dernières ne peuvent donc plus se fixer sur le récepteur du VEGF et les vaisseaux sanguins ne peuvent plus se tourner vers la tumeur. Celle-ci voit diminuer son apport d'oxygène et d'éléments nutritifs. La croissance de la tumeur est limitée.