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jeudi 27 septembre 2012

Les nanoparticules au secours des traitements anticancéreux des tumeurs cérébrales

Les nanoparticules au secours des traitements anticancéreux contre les tumeurs cérébrales - L'infiniment petit vers un espoir infiniment grand

L'infiniment petit vers un espoir infiniment grand

 
Réussir à éteindre un gène qui s’exprime trop, limiter la prolifération cancéreuse sans toucher aux autres gènes, ni aux cellules saines est un défi que les nanotechnologies pourraient prochainement relever.
 
Lors des échecs du traitement par chimiothérapie délivrée pour la tumeur récidivante de Léa, on nous avait expliqué la difficulté de pénétrer pour les molécules de chimiothérapie à l'intérieur du cerveau. En effet, ce dernier est entouré de la barrière hémato-encéphalique (BHE), une véritable muraille qui le protège des agressions extérieures.

C'est pourquoi les chercheurs se tournent depuis quelque temps vers les nanoparticules (particules dont la taille est bien inférieure à celle d'une cellule humaine) afin de franchir cette fameuse muraille que constitue la BHE.
 
Un groupe de médecins et de chercheurs de la célèbre Johns Hopkins University School of Medicine de Baltimore (Maryland - USA) a trouvé le moyen de faciliter la diffusion de certaines nanoparticules dans le cerveau et publie dans la revue Science un article qui illustre bien les progrès de la nanomédecine.
 

Jusqu'à maintenant le problème de l'utilisation des nanoparticules était la taille. En effet ces nanoparticules doivent être suffisamment grandes pour pénétrer en profondeur dans le cerveau et seules les nanoparticules de moins de 64 nanomètres (nm) peuvent être diffusées efficacement mais les thérapies contre les cancers du cerveau ont besoin d'une taille plus grande.

 
Le groupe de médecins et chercheurs américains ont donc utilisés une astuce en recouvrant les nanoparticules d'une sorte de "lubrifiant" : le polyéthylène-glycol (PEG) et ont constaté que des nanoparticules jusqu'à une taille de110 nm pouvaient diffuser facilement dans le cerveau.
 
image de nanoparticule entourée de polyéthylène-glucol diffusée dans le cerveau d'un rongeur  
Image obtenue en temps réel de la diffusion des nanoparticules dans le cerveau d'un rongeur. Recouvertes de polyéthylène-glycol (en vert), les nanoparticules diffusent plus rapidement que celles qui en sont dépourvues (en rouge).Image de Elizabeth Nance, Graeme Woodworth, Kurt Sailor
Pour le moment, les tests effectués sur des cerveaux de souris vivantes et des cerveaux de rats disséqués ont été concluants avec des nanoparticules d'un diamètre maximal de 100 nm. Mais avant de passer à des applications médicales chez l’homme, des études cliniques doivent être menées.
 
D'après Elizabeth Nance : «La prochaine étape est de voir si nous pouvons freiner la croissance tumorale ou la réapparition chez les rongeurs."
 
Graeme Woodworth a rajouté que l'équipe "souhaite également optimiser les particules et les jumeler avec des médicaments pour traiter d'autres maladies cérébrales, telles que la sclérose en plaques, accident vasculaire cérébral, traumatisme crânien, maladie d'Alzheimer et de Parkinson."
 
En tout cas un bel espoir en perspective pour les oncologues et l'efficacité de l'acheminement efficace des médicaments anticancéreux pour les patients atteints de tumeur cérébrale.

A notre fille Léa par nos pensées d'amour,

(18/10/2001-10/07/2007)

lundi 3 octobre 2011

Une large proportion des medulloblastomes primaires et des lignées cellulaires du médulloblastome sont infectés avec un virus connu sous le nom de cytomegalovirus (HCMV) - Etude Suédoise

Une étude récente d'une équipe de chercheurs du Karolinska Institutet (Suède) qui a été publiée dans le Journal of Clinical Investigation a constaté qu'une grande proportion des médulloblastomes primaires et des lignées cellulaires de médulloblastome sont infectés par un virus appelé cytomégalovirus humain (HCMV). L'état Karolinska auteurs: «Le médicament antiviral de valganciclovir et le spécifique inhibiteur COX-2 célécoxib empêché la réplication in vitro et HCMV inhibe la production de PGE2 et réduit la croissance des cellules tumorales médulloblastome la fois in vitro et in vivo. Le ganciclovir n'a pas affecté la croissance de HCMV négative lignées cellulaires tumorales. Ces résultats impliquent un rôle important pour HCMV dans le médulloblastome et suggérer HCMV comme une nouvelle cible thérapeutique pour cette tumeur. "Drs Cynthia Hawkins et Sidney Croul ont écrit un commentaire d'accompagnement

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mardi 20 septembre 2011

États-Unis : Les rythmes cardiaques anormaux peuvent être associés à l'utilisation de Zofran (utilisé contre les nausées et vomissements lors des traitements contre le cancer)

15/09/2011 Communication de la FDA (États-Unis) : Les rythmes cardiaques anormaux peuvent être associés à l'utilisation de Zofran (ondansétron) plus connu en France sous le nom de Zophren. Ce médicament est un antinauséeux puissant utilisé pour prévenir et traiter les nausées ou les vomissements provoqués par les chimiothérapies anticancéreuses ou par la radiothérapie. L'ondansétron peut augmenter le risque de développer des changements anormaux dans l'activité électrique du cœur, ce qui peut entraîner un rythme cardiaque anormal potentiellement mortel.

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vendredi 16 septembre 2011

Essai clinique nouveau médicament visant à améliorer la résection de la tumeur cérébrale (principe actif 5-ALA)

ATLANTA

Un essai clinique de phase II testant la sécurité et l'efficacité d'un nouveau médicament expérimental venant en aide à l'ablation chirurgicale de tumeurs cérébrales malignes sera bientôt en cours à l'hôpital universitaire de Midtown Emory à Atlanta.

Emory sera le premier site aux Etats-Unis pour tester le médicament commercialisé en Europe : le 5-ALA (acide 5-aminolévulinique), connu sous le nom de Gliolan ® aux Etats-Unis.
Le 5-ALA n'a pas été approuvé par la Food and Drug Administration américaine (FDA) en ce moment mais l'utilisation est approuvée en Europe et il est utilisé.

Lorsque les neurochirurgiens enlèvent des tumeurs cérébrales, l'objectif de la chirurgie est d'enlever autant de tumeur que possible sans endommager le tissu cérébral sain voisin.

Parfois cela peut être difficile parce que la tumeur peut ressembler à du tissu cérébral normal.
En définissant mieux les marges de tissus cancéreux, les chercheurs croient que cela va permettre une ablation de la tumeur plus complète et une amélioration des résultats.

Lorsque le médicament 5-ALA de l'étude est prise par voie orale, il est absorbé par les gliomes malins (OMS grade III et IV des tumeurs au cerveau, y compris les tumeurs de glioblastome multiforme) et il est métabolisé pour créer des molécules fluorescentes sous un microscope à lumière bleue. La tumeur s'illumine alors une couleur rouge-violet avec la lumière bleu spécial du microscope opératoire, permettant au neurochirurgien de voir toute l'étendue de la tumeur. Le tissu cérébral normal ne s'allume pas rouge différenciant ainsi la tumeur du cerveau.

«Nous sommes ravis de lancer l'utilisation de Gliolan aux Etats-Unis pour guider par fluorescence l'ablation de la tumeur du cerveau», explique Costas Hadjipanayis, MD, PhD, professeur adjoint de neurochirurgie, Emory University School of Medicine et chef du service de neurochirurgie à l'Université Emory Hospital Midtown.
«La visualisation directe de la tumeur permettra des résections plus radicales, permettant aux patients de passer à des thérapies médicales et les rayonnements qui permettront ultimement d'avantages cliniques pour le patient."

L'étude cherche à inscrire 33 personnes, 23 patients nouvellement diagnostiqués pour une tumeur cérébrale maligne récurrente et 10 patients atteints de tumeurs du cerveau sur une période de 2 ans.

5-ALA sera administrée par voie orale 3 à 5 heures avant la chirurgie du cerveau guidée par fluorescence pour permettre une bonne absorption.
Les effets secondaires possibles du médicament comprennent les nausées ou des vomissements, une sensation de picotement ou de brûlure sous la peau si elle est exposée au soleil 1 ou 2 jours après la prise de l'IND et des anomalies de la fonction hépatique chez certains patients.
«Cet essai clinique aideront à déterminer si le 5-ALA provoque des effets secondaires et si le médicament à l'étude contribue à une meilleure ablation des tumeurs malignes du cerveau» explique Hadjipanayis.

Suite à cet essai clinique les chercheurs envisagent une étude multicentrique randomisée de phase III d'essai clinique qui pourrait conduire à la FDA l'approbation potentielle de cet agent aux États-Unis .

Source : http://virtualtrials.com/news3.cfm?item=5133

mardi 13 septembre 2011

Bientôt une puce électronique pour surveiller l'évolution des tumeurs?

une puce électroniqueUne équipe de chercheurs allemands développe actuellement une puce capable de surveiller l'évolution des tumeurs cancéreuses pour adapter le traitement des malades.

L'implant de 2 centimètres de long, nommé IntelliTuM, est destiné à être implanté à proximité du site tumoral.
Il dispose de capteurs destinés à surveiller le niveau d'oxygène dans le liquide à proximité de la tumeur, dont le changement de concentration traduit d'une évolution : les données récoltées sont envoyées à un récepteur sans fil dont dispose le patient, et le tout peut très rapidement être transmis au médecin qui assure son suivi.

« Nous avons développé cette puce pour surveiller et traiter les tumeurs à croissance lente qui sont difficiles à opérer, comme les tumeurs cérébrales ou celles du foie, ou encore celles de patients âgés pour lesquels une opération pourrait être dangereuse » a expliqué Helmut Grothe, le chef de l'équipe de chercheurs qui travaillent à l'université technique de Munich.

La plupart de surveillance de la croissance tumorale est actuellement fait par la tomodensitométrie, l'IRM et d'autres formes d'imagerie externe. «L'avantage d'un implant au cours d'imagerie externe est que vous pouvez surveiller la tumeur sur le pouce», explique Sven Becker de l'Université Technique de Munich. "Cela signifie que les patients auraient à payer moins de visites à l'hôpital pour la progression et le suivi postopératoire des tumeurs. Ils ont également ne pas avoir à avaler des agents de contraste."

Des expérimentations débuteront prochainement sur des animaux : l'arrivée d'un tel dispositif pour l'homme n'est donc pas pour demain, mais les chercheurs explorent d'ores et déjà des améliorations, comme la possibilité d'embarquer avec la puce des médicaments qui seraient automatiquement délivrés en cas d'évolution de la tumeur.

La suite sur Clubic.com : Bientôt une puce électronique pour surveiller l'évolution des tumeurs ?

Merci Didier pour l'info...

lundi 15 août 2011

Délimitation de 2 sous-groupes distincts d'épendymome de la fosse postérieure (cliniques et moléculaires).

Les scientifiques du Centre de Recherche contre le Cancer Allemand (Deutsches Krebsforschungszentrum, DKFZ) et de l'Hôpital Universitaire Heidelberg ont mené la plus grande analyse de biologie moléculaire de l'épendymome, une tumeur au cerveau dangereuse chez les enfants. Ils ont pu définir 2 sous-groupes distincts d'épendymome, qui diffèrent à la fois génétiquement et cliniquement. Les chercheurs vont maintenant utiliser ces résultats pour acquérir une meilleure compréhension des causes de l'épendymome et de développer des approches thérapeutiques les plus ciblées.

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mardi 2 août 2011

Etude épidémiologique - Survie de patients européens atteints de tumeurs du système nerveux central

L'étude présente les estimations de la population basée sur 5 ans de survie relative pour des Européens adultes diagnostiqués avec des tumeurs du système nerveux central par :
  • morphologie (14 catégories basées sur la lignée cellulaire et degré de malignité),
  • le sexe,
  • l'âge au diagnostic,
  • la région (Royaume-Uni et en Irlande du Nord , centrale, orientale et Europe du Sud).

Les sources sont basées sur 39 registres du cancer avec des données en continu EUROCARE 1996 à 2002.
Les tendances dans le temps de survie (de 1988 à 2002) ont été estimées entre 24 registres du cancer avec des données en continu à partir de 1988.
Dans l'ensemble de 5 ans de survie relative était de 85,0% pour les tumeurs bénignes, 19,9% pour les tumeurs malignes.
La survie des tumeurs bénignes variait entre 90,6% (Europe du Nord) à 77,4% (Royaume-Uni et Irlande). Pour les tumeurs malignes la variation a été de 25,1% (Europe du Nord) à 15,6% (Royaume-Uni et Irlande).
La survie a diminué avec l'âge au diagnostic et a été légèrement meilleure pour les femmes (tumeurs malignes uniquement).
Pour les tumeurs gliales, la survie a varié de 83,5% (épendymome et du plexus choroïde) à 2,7% (glioblastome), et pour les tumeurs non-gliales de 96,5% (neurinomes) à 44,9% (tumeur primitive neuroectoderme / médulloblastome).
Les différences de survie entre les régions s'amenuisent après ajustement de la morphologie et de l'âge, et ont été principalement attribuables aux différences dans la composition morphologique. Toutefois au Royaume-Uni, Irlande et en Europe de l'Est, les patients avaient encore 40% et 30% de risque plus élevé de décès que les patients de l'Europe du Nord.

La survie pour les tumeurs bénignes a augmenté de 69,3% (1988-1990) à 77,1% (2000-2002). Mais la survie pour les tumeurs malignes ne s'est pas améliorée en indiquant qu'aucun progrès utile dans le traitement au cours de la période d'étude de 14 ans malgré l'amélioration majeure dans le diagnostic et le traitement d'autres cancers solides.

Source : Int J Cancer. 2011 Jul 29.
Analytical Epidemiology Unit, Department of Preventive and Predictive Medicine, Fondazione IRCCS Istituto Nazionale dei Tumori, Via Venezian 1, 20133, Milan, Italy.
Titre : Survival of european patients with central nervous system tumors.
Auteurs : Sant M, Minicozzi P, Lagorio S, Johannesen TB, Marcos-Gragera R, Francisci S; The EUROCARE Working Group.
PubMed : 21805473.

Traduction : Bruno P.

mercredi 27 juillet 2011

Etude Phase II (Autriche) - Thérapie métronomique et ciblée anti-angiongénèse pour les enfants avec un médulloblastome récurrent/progressif

Thérapie métronomique et ciblée anti-angiongénèse pour les enfants avec un médulloblastome récurrent/progressif

Cette étude recrute actuellement des participants.

Vérifié en avril 2011 par l'Université médicale de Vienne

Etude reçue le 17 mai 2011. Dernière mise à jour le 15 Juillet

Commanditaire : Université médicale de Vienne

Collaborateur : Université médicale de Graz

Information fournie par : l'Université médicale de Vienne

ClinicalTrials.gov Identifier: NCT01356290

Objet :

Les patients atteints d'un médulloblastome récidivant ont un très mauvais pronostic si la maladie est traitée avec la chimiothérapie conventionnelle, la chimiothérapie à haute dose, l'irradiation ou des combinaisons de ces modalités.

La thérapie anti-angiogénique a émergé comme nouvelle option de traitement dans les tumeurs solides malignes.

Le calendrier métronomique cible à la fois les cellules tumorales proliférantes et les cellules endothéliales, en minimisant la toxicité.

Dans l'étude proposée les chercheurs évalueront l'utilisation du bevacizumab (avastin) toutes les deux semaines par voie intraveineuse en combinaison avec cinq médicaments par voie orale (thalidomide, celecoxib, le fénofibrate, et des cycles quotidiens à faible dose par voie orale d'étoposide et cyclophosphamide), augmentée avec une alternance de cours d'étoposide et de la cytarabine intrathécale liposomale .

L'objectif de l'étude est d'étendre les options de traitement pour les enfants avec un médulloblastome récurrents ou progressifs, pour lesquels aucune thérapie curative connue existe, en prolongeant la survie tout en conservant une bonne qualité de vie.

L'objectif principal de l'essai Memmat est d'évaluer l'activité de cette approche multi-angiogénique chez ces enfants lourdement prétraités et les jeunes adultes. De plus, la survie sans progression (PFS), la survie globale (OS), ainsi que la faisabilité et la toxicité seront examinées.

Etude de Phase II

Type d'étude : interventionnelle

Conception de l'étude : Classification Endpoint: étude sur l'efficacité

Modèle d'intervention : Attribution du groupe Simple

Objectif principal : Traitement

Titre officiel : Une étude de phase II du métronomique et anti-angiogenèse thérapeutique pour les enfants avec médulloblastome récurrent/Progressif

Une étude plus approfondie des détails fournis par l'Université médicale de Vienne :

Principales mesures de résultat :

  • Efficacité * [Délai: 7 ans] [Désigné comme question de sécurité: Non] Le taux de réponse (rémission complète, réponse partielle, la maladie stable = [RC + RP + SD] / n) 6 mois après le début du traitement anti-angiogénique.

Les critères secondaires :

  • Taux de survie globale [Délai: 7 ans] [Désigné comme question de sécurité: Non] Le pourcentage de patients dans l'étude qui sont en vie pendant une certaine période de temps (6, 12, 24 et 36 mois) après le début du traitement anti-angiogénique.
  • Progression du taux de survie sans * [Délai: 7 ans] [Désigné comme question de sécurité: Non] Le pourcentage de patients dans l'étude qui sont en vie avec une maladie non évolutive pour une certaine période de temps (6, 12, 24 et 36 mois) après le début du traitement avec un anti-angiogénique multi-régime.
  • Toxicité [Délai: 7 ans] [Désigné comme question de sécurité: Non] Pour évaluer et documenter les toxicités de l'administration chronique de ces médicaments à des doses prescrites dans ce protocole chez les patients avec un médulloblastome récurrente ou progressive. Ceux-ci seront de nature descriptive.
  • Faisabilité * [Délai: 5 ans] [Désigné comme question de sécurité: Non] Afin d'évaluer la faisabilité de la réalisation des doses de médicaments prescrits étant donné la tolérance osseuse réduite moelle après de multiples rechutes.
  • La qualité de vie [Délai: 7 ans] [Désigné comme question de sécurité: Non] Qualité de vie (QdV) seront évalués par une qualité générique des instruments de vie pour les enfants (le KINDL ®-questionnaire).
  • Les facteurs pronostiques [Délai: 7 ans] [Désigné comme question de sécurité: Non] Pour évaluer l'influence de la biologie de la tumeur (sous-groupes histologiques, stade métastatique, l'âge au premier diagnostic [<3 ans,> 3 ans]), l'âge au début de la thérapie antiangiogénique, le sexe, la durée de rémission avant la thérapie anti-angiogénique, le nombre de récidives.
  • Facteurs angiogéniques * [Délai: 7 ans] [Désigné comme question de sécurité: Non] Pour évaluer les marqueurs sériques d'études in vitro corrélative de la réponse tumorale.

Effectifs estimés: 40

Date de début d'étude: avril 2011

Date d'achèvement estimée de l'étude: avril 2018

Date prévue d'achèvement du primaire: avril 2017

Détails d'intervention :

  • Le bevacizumab (Avastin) -> 10mg/kg, par voie intraveineuse (iv), aux deux semaines, 1 an
  • La thalidomide -> 3mg/kg, oral, tous les jours, 1 an
  • Le célécoxib -> 50-400mg, par voie orale, tous les jours, 1 an
  • L'acide fénofibrique -> 90mg/m2, oral, tous les jours, 1 an
  • l'étoposide -> 35-50 mg/m2, par voie orale, en alternant cycles de 21 jours de la vie quotidienne orale étoposide et cyclophosphamide, 1 an
  • cyclophosphamide -> 2,5 mg, par voie orale, en alternant cycles de 21 jours de la vie quotidienne par voie orale étoposide et cyclophosphamide, 1 an
  • phosphate d'étoposide -> 0.5mg, intrathécale, jour 1-5, toutes les quatre semaines, en alternance avec la cytarabine intrathécale liposomale, 1 an
  • la cytarabine liposomale -> 25-50mg, intrathécale, toutes les quatre semaines, en alternance avec intrathécale phosphate d'étoposide, 1 an

Admissibilité

Age admissibles à l'étude: jusqu'à 19 ans

Genders admissibles à l'étude: deux

Accepte des volontaires sains: Aucun

Critères

Critères d'inclusion :

  • Féminin ou masculin, âgés entre 0 et 19 ans (au moment du diagnostic initial)
  • Médulloblastome récurrente ou progressive
  • Maladie mesurable en imagerie par résonance magnétique (IRM)
  • Adéquat rénale, hépatique et la fonction de moelle osseuse
  • L'espérance de vie * de> 2 mois par l'évaluation du médecin traitant
  • Statut de performance de Karnofsky (KPS) ≥ 50. Pour les nourrissons Lansky jouent échelle ≥ 50%
  • Consentement éclairé des patients et / ou les parents

Critères d'exclusion :

  • L'infection active
  • Ventriculo-péritonéale (VP)-shunt
  • Grossesse ou l'allaitement
  • Hypersensibilité connue à l'un des médicaments dans le protocole

Contacts et Emplacements

Se référer à cette étude par son identificateur ClinicalTrials.gov : NCT01356290

Contacts

  • Contact: Andreas Peyrl, MD +43 1 40400 ext 3232 andreas.peyrl @ meduniwien.ac.at
  • Contact: Monika Chocholous, MD +43 1 40400 ext 3232 monika.chocholous @ meduniwien.ac.at

Emplacements

L'Autriche Département de pédiatrie, Université médicale de Vienne sur le recrutement Vienne, Autriche, 1090 Contact: Andreas Peyrl, MD +43 1 40400 ext 3232 andreas.peyrl @ meduniwien.ac.at Contact: Monika Chocholous, MD +43 1 40400 ext 3232 monika.chocholous @ meduniwien.ac.at Chercheur principal: Andreas Peyrl, MD Commanditaires et collaborateurs Université médicale de Vienne Université médicale de Graz Les enquêteurs ont Chercheur principal: Andreas Peyrl, MD Université médicale de Vienne Chaire d'étude: Monika Chocholous, MD Université médicale de Vienne Plus d'informations

mardi 31 mai 2011

OMS : le téléphone portable «peut-être cancérogène»

Mauvaises Ondes (Partie 2)
Mauvaises ondes (Partie II)
 

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'OMS estime que l'usage des téléphones portables devait être considéré comme «peut-être cancérogène pour l'homme» selon un communiqué du mardi 31 mai 2011.

Cette annonce survient à l'issue d'une réunion qui a rassemblé pendant 8 jours à Lyon une trentaine d'experts de 14 pays.

«Les preuves qui continuent à s'accumuler sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2B (un des cinq niveaux de la classification qui définit des produits «peut-être cancérogènes» pour l'homme)», a estimé Jonathan Samet, président du groupe de travail, lors d'une conférence de presse téléphonique.

Le groupe de travail a fondé cette classification sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé avec l'usage du téléphone sans fil. Ce classement signifie qu'il peut y avoir un risque et qu'il doit y avoir une surveillance.

Gliomes et Tumeurs du nerf auditif

Les experts ont analysé les centaines d'études déjà publiées sur le sujet. L'éventuelle association entre les téléphones sans fil et les cancers porte essentiellement sur les gliomes et des neurinomes de l'acoustique (tumeurs du nerf auditif). Le risque potentiel concernait plutôt des gros usagers (30 minutes/jour pendant plus de 10 ans). Les experts estiment que des études complémentaires à long terme sont nécessaires pour affiner cette classification. En attendant, ils demandent à ce que des mesures pragmatiques, comme la promotion de kits mains libres, soient prises pour réduire l'exposition individuelle.

En revanche, les ondes radars, les micro-ondes et les émetteurs de signaux radio, télévision ou de télécommunications sans fil (antennes-relais) n'ont pas été classés faute de données suffisantes.

L'Organisation mondiale de la santé classe les produits ou les agents utilisés par l'homme en cinq groupes selon leur niveau de risque de cancer. Le groupe 1 recense les 107 agents cancérogènes pour l'homme. Le groupe 2A, les produits dits «probablement cancérogènes» (59), le 2B les substances «peut-être cancérogènes» (266), le groupe 3, les agents «inclassables» et le groupe 4, les «probablement pas cancérogènes».

 
Pénétration des ondes de portable dans le cerveau
 

mardi 19 avril 2011

Une petite molécule, LLL12, provoque l'apoptose (mort cellulaire) dans les cas de médulloblastome et de glioblastome

Article du Centre de Lutte contre le Cancer de l'Enfant, Colombus (États-Unis)

Les tumeurs du système nerveux central représentent une source majeure des décès liés au cancer. Respectivement, le médulloblastome et le glioblastome, sont les tumeurs mailgnes les plus communes chez les enfants et les adultes.

Bien que des avancées significatives dans le traitement ont été réalisés, avec un taux de survie de 70-80% à 5 ans pour un médulloblastome, le traitement des patients de moins de 3 ans pose encore un problème à cause des effets délétères des rayonnements sur le cerveau en développement
La médiane de survie des patients atteints de glioblastome est à seulement 15 mois.

Le facteur de transcription, STAT3, a été constitutivement activé dans une grande variété de cancers et de ces dernières années il est devenu une cible thérapeutique attrayante.

Le centre de recherche contre le cancer de l'enfant de Colombus (capitale de l'État de l'Ohio aux États-Unis)' a conçu un inhibiteur de la molécule STAT3,LLL12, en utilisant la structure de base.
LLL12 est capable d'inhiber la phosphorylation de STAT3, diminue la viabilité des cellules et induit l'apoptose (mort cellulaire) des lignes de cellules dans le médulloblastome et le glioblastome avec des niveaux élevés de p-STAT3 (Y705).
Les gènes cibles STAT3 ont été trouvés à être éteint et une diminution de l'ADN STAT3 a été observée après un traitement LLL12, indiquant que LLL12 est un inhibiteur efficace STAT3. LLL12 était également capable d'inhiber la formation de colonies, la cicatrisation et une diminution de l'IL-6 et la sécrétion de FRV.
Les résultats suggèrent que LLL12 est un puissant inhibiteur de STAT3 et qu'il peut être un traitement thérapeutique potentiel pour un médulloblastome et le glioblastome.

Référence :
  • PMID: 21526200
Date :
  • 19/04/2011

mardi 29 mars 2011

Les possibles cibles thérapeuthiques concernant l'épendymome

Article de la division Oncologie&Hématologie, Université Centre Médical du Nebraska (Etats-Unis)

Les épendymomes sont parmi les plus rares type de gliome et affiche une hétérogénéité significative basée sur l'âge du patient et de localisation de la tumeur.

Les épendymomes sont rares, représentant 6,5% de toutes les tumeurs du système nerveux central (SNC) chez les enfants de moins de 15 ans, 5% dans la tranche d'âge 15-19 ans, et 1,9% chez les adultes. Ils proviennent vraisemblablement des cellules épendymaires tapissant les ventricules cérébraux et du canal central de la moelle épinière.


Les stratégies actuelles de traitement sont la chirurgie et la radiothérapie, l'utilisation de la chimiothérapie reste plus controversée.
La chimiothérapie a été largement utilisée dans la population pédiatrique due à une maladie plus agressive dans cette cohorte, Elle est devenue ainsi d'intérêt dans la population adulte.
Malheureusement les rechutes sont fréquentes et les réponses à la chimiothérapie cytotoxique sont souvent décevants.

En conséquence, l'attention s'est tournée vers des objectifs précis dans la pathogénèse* de l'épendymome. Les connaissances sur les voies moléculaires sont prometteuses et les cibles sont à l'étude pour une application future dans l'épendymome.

Rappelons que l'épendymome (tumeur cérébrale) est la maladie à l'origine du départ prématuré vers les étoiles de notre amour Léa.

*Pathogénèse : étude du ou des mécanismes responsables du déclenchement et du développement de la maladie.


Référence :
  • PMID: 21445635
Date :
  • 29/03/2011

vendredi 25 février 2011

Lamentable!

Pour qu'un tel drame ne se produise plus
Après la mort de son fils, il est menacé de licenciement !
 
carton rouge
Un père de famille est menacé de licenciement après le décès de son jeune garçon à l'âge de 10 ans des suites d'une tumeur au cerveau. Il reçoit 4 jours après l'inhumation par lettre recommandée «une convocation à un entretien en vue d'une rupture conventionnelle ».
 

Le jeune Théo est décédé d'une tumeur au cerveau le 09 janvier dernier. L'employeur de son papa reproche à ce dernier "une baisse de motivation durant les mois d'hospitalisation."

Je laisse le soin de lire l'article complet daté du jeudi 24 Février 2011 du journal Le Courrier Picard par ce lien : http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Son-fils-decede-on-veut-le-licencier

Après l'épreuve liée à la perte de leur enfant, la famille de Théo se retrouve dans une situation absurde et inhumaine.

 

A notre fille Léa par nos pensées d'amour,

mardi 4 janvier 2011

Triste constat

Triste constat
1 enfant sur 440 va développer un cancer avant l'âge de 15 ans
 
Léa le 15 juin 2007

Le 28 décembre dernier, à la veille des fêtes de fin d'année, l'Institut National de Veille Sanitaire (IVS) a produit un bulletin épidémiologique concernant l'incidence des cancers de l'enfant en France sur la base des données recueillies entre 2000 et 2004.

Un constat effarant repris dans la plupart des quotidiens régionaux et nationaux : En France, un enfant sur 440 va développer un cancer avant l’âge de 15 ans.

Ainsi les cancers les plus fréquents chez les enfant sont les leucémies (29%), les tumeurs du système nerveux central (23%), les lymphomes (12%) et les neuroblastomes (8%).

Au total, 8 473 cancers ont été enregistrés chez les enfants de 0 à 14 ans sur la période 2000-2004 dont 3 446 hémopathies malignes et 5 027 tumeurs solides. Les cancers des moins de 15 ans représentent 0,5% des nouveaux cas de cancers, et 0,2% des décès par cancer, soit la deuxième cause de mortalité chez les enfants après les accidents.

Environ 50% des cancers de l’enfant sont survenus avant l’âge de 5 ans. Avant l’âge d’un an, les tumeurs les plus fréquentes étaient les neuroblastomes et les tumeurs du système nerveux central, entre 1 et 5 ans les leucémies, après 10 ans ces types cancers restent majoritaires avec les tumeurs osseuses qui surviennent plus tardivement. Ces taux sont proches de ceux des autres pays industrialisés mais un peu plus élevés que ceux observés précédemment par les registres régionaux pédiatriques.

Le bulletin épidémiologique de l'IVS explique la progression par l'amélioration de la qualité des enregistrements et des techniques diagnostiques notamment pour les tumeurs cérébrales. Les rapporteurs mentionnent néanmoins qu'on ne peut "écarter formellement une réelle augmentation d'incidence" de cancers chez les enfants de moins de 15 ans en France.

 
Source : http://www.invs.sante.fr
A Léa, par nos pensées d'amour,

mercredi 6 octobre 2010

Effets indésirables de l'Hémostatique Collagène Microfribrillaire (AVITENE) en neurochirurgie pédiatrique

Objet: L'Hémostatique Collagène Microfribrillaire (MCH), commercialisé sous le nom "Avitene" est un produit dérivé de tissus d'origine bovine. Cet agent a été largement utilisé pour contrôler l'hémorragie lors de la chirurgie, surtout en neurochirurgie pédiatrique. Malgré son efficacité, les rapports de cas rares de réactions inflammatoires néfastes au MCH ont été documentés. Basé essentiellement sur l'IRM, les réactions post-opératoires ont suscité le plus souvent un diagnostic différentiel clinique de récidive de la tumeur ou un abcès. Selon la littérature, MCH induit une réponse inflammatoire très caractéristique qui est riche en polynucléaires éosinophiles.A la lumière de ces observations, de nombreux auteurs ont suggéré une pathogénie allergique.

Méthodes : Les auteurs ont revu rétrospectivement 3 cas pédiatriques en neurochirurgie traités dans leur établissement, dans lequel une réaction commune histomorphologique inflammatoire à MCH a été obtenue.

Résultats
Cas n°1 est celui d'une fillette de 10 ans dont le diagnostic a été un gangliogliome lobe temporal droit, classification de l'OMS de grade I.
Cas n ° 2 est celui d'un garçon de 9 ans dont le diagnostic a été un épendymome anaplasique, classification de l'OMS de grade III.
Enfin, cas n ° 3 est celui d'une jeune fille de 15 ans dont le diagnostic a été une dysplasie corticale focale Type IIA affectant le lobe occipital gauche.
Chaque patient a présenté des crises nouvelles ou récurrentes 5-6 semaines après la résection initiale. Les réactions post-opératoires incité par MCH imité l'aspect radiologique d'un abcès (cas 2 et 3) ou tumeur récidivante (cas 1).
Histologiquement, l'infiltrat inflammatoire mixte a été caractérisée par la présence de granulomes MCH-centric nécrosante qui ont été entourés d'une palissade de macrophages et éosinophiles (souvent plusieurs).

Conclusions Les résultats sont en accord avec les rapports de cas décrivant les caractéristiques précédentes clinicopathologiques des effets indésirables survenant en raison de MCH. Basé sur les observations des auteurs, la possibilité d'une réaction inflammatoire idiopathique à MCH devrait être pris en compte soit des convulsions, un aspect typique radiologique (qui est, en conformité avec récidive de la tumeur ou abcès), ou les deux se posent peu de temps après la chirurgie initiale. Une approche de traitement conservateur pour ce type de lésion inflammatoire semble être la stratégie de gestion la plus appropriée.

Auteurs : Apel-Sarid L, Cochrane DD, Steinbok P, Byrne AT, Dunham C. Department of Pathology and Laboratory Medicine, Division of Anatomic Pathology;

Traduction : Bruno PALIN

Source : PubMed.gov
PMID: 20887115

jeudi 2 septembre 2010

Un futur centre de recherche en hadronthérapie à Caen entrera en service en 2015

La radiothérapie est depuis plus d'un siècle fortement utilisé dans l'arsenal thérapeutique du cancer et reste une technique essentielle pour la guérison des patients cancéreux.
Le problème de la radiothérapie se pose quand cela vient toucher les tissus sains.

Dès lors de nouvelles modalités de radiothérapie apparaissent afin d'épargner les tissus sains lors des traitements comme l'hadronthérapie par protons (protonthérapie) qui possède les mêmes
propriétés biologiques que les rayons X mais qui est beaucoup plus précise.

Une deuxième modalité d'hadronthérapie a vu le jour : l'hadronthérapie par ions carbone 12. Beaucoup plus précis et plus efficace sur les tumeurs résistantes, les ions carbone 12 constitue une véritable révolution apportée dans le domaine de la radiothérapie.

Les développements rapides attendus de l'hadronthérapie par ions carbone 12 nécessitent des recherches poussées dans ce domaine.
C'est pour répondre aux différents besoins de cette nouvelle modalité de radiothérapie qu'il a été créé à Caen un Centre de Ressource en hadronthérapie : ARCHADE.
Dans le cadre du projet ARCHADE, une machine capable de délivrer à la fois des protons et des ions Carbone 12 sera construite à Caen en 2014 par la société Belge IBA et entrera en service en 2015.
Il s'agit de constituer un pôle Européen de référence en hadronthérapie orienté vers la recherche, le développement et l'innovation pour contribuer à l'amélioration de la prise en charge thérapeutique du cancer.


mardi 18 mai 2010

Inné ou Acquis

Information Association Léa Princesse Eternelle Inné ou acquis?
 
Face au drame que nous avons vécu, celui de la perte de notre enfant suite à un cancer, les éternelles questions envahissent nos esprits : pourquoi? comment? que s'était-il passé? pourquoi nous? pourquoi cela a touché notre enfant, les enfants?....
 
Reportage "Les Jumeaux" sur Arte
Vendredi dernier nous avons regardé une émission sur Arte intitulée "Les jumeaux" au sujet de l'étude des jumeaux homozygotes à travers leurs différences permettant de faire avancer une science nouvelle : l'épigénétique.
 
Ces différences étudiées apportent des précisions sur la façon dont gènes et environnement interagissent sur la santé, le vieillissement, les maladies.
 
Même si ce reportage n'apporte pas toutes les réponses à nos questions, il a le mérite d'avoir un regard sur l'influence de l'environnement sur la génétique.
 
 
Les jumeaux - Réalisé par Helen Williamson - Durée : 52min
 
A Léa, par nos pensées d'amour,

vendredi 15 janvier 2010

Analyse rétrospective du traitement et de la rechute des enfants ayant des épendymomes

Selon une étude publiée le 29/12/2009(1), plus d'un tiers des enfants ayant des rechutes d'épendymome (malgré un traitement multimodal) : moins de 25% d'entre eux peuvent alors atteindre la survie à long terme.

PATIENTS ET MÉTHODES: 82 patients d'oncologie pédiatrique de quatre institutions européennes ont faits l'objet d'une analyse rétrospective afin d'identifier les facteurs pronostiques et l'influence des modalités de traitement dans la rechute de l'épendymome.

RÉSULTATS : D'abord la rechute a eu lieu après une période médiane de 19 mois (1 mois-16 ans). Cinq de progression de survie sans récidive et la survie globale de la cohorte était de 17% et 27,6% respectivement.

La survie était statistiquement significativement plus élevée pour les patients ayant eu une exérèse(2) totale brute. Aucun bénéfice en survie a été observée pour les enfants recevant une chimiothérapie alors que les patients qui se prêtaient à une certaine forme de ré-irradiation ont eu un meilleur résultat. Des réponses objectives ont été trouvés dans plus de 25% des patients recevant de l'étoposide par voie orale, le témozolomide, ou la vincristine / etoposide / schémas cyclophosphamide. L'analyse multivariée a confirmé que les patients présentant des récidives mixtes, pas de chirurgie à la rechute, et la chimiothérapie recevant fait pire (hazard ratio = 3.6, 3.3 et 1.7, respectivement, p <0,05).

DISCUSSION : La rechute d'épendymome porte un très mauvais pronostic avec une évolution chronique indolente, conduisant au décès dans environ 90% des patients. Une résection chirurgicale complète chaque fois que possible doit être encouragée. La radiothérapie des lésions peut fournir certaines prestations mineures considérant que la chimiothérapie, malgré parfois les réactions, n'offre aucun avantage pour un résultat final malheureux. Des efforts doivent être orchestrés au niveau international à inscrire ces patients sur les essais cliniques en utilisant des thérapies basées sur la biologie.

Source : PubMed.gov
(1) Auteurs : Zacharoulis S, Ashley S, Moreno L, Gentet JC, Massimino M, Frappaz D. Department of Paediatrics, The Royal Marsden Hospital, Downs Road, Sutton, Surrey, SM2 5PT, UK Source : PubMed PMID: 20039045 (2) Exérèse : l'exérèse est une intervention chirurgicale consistant à retirer de l’organisme un élément qui lui est nuisible ou inutile (organe, tumeur, corps étranger, etc.).

dimanche 29 novembre 2009

Point d'actualité sur l'épendymome chez l'enfant

L'épendymome est la troisième tumeur la plus fréquente du cerveau chez les enfants.

L'étendue de la résection chirurgicale demeure le principal facteur de risque qui influence clairement les résultats.
L'intervention chirurgicale touchant le cerveau est délicate et comporte des risques (paralysie faciale, troubles de l'audition, de l'équilibre, motricité...). Néanmoins les techniques utilisent aujoud'hui du matériel de pointe limitant les séquelles issues de l'intervention.

Le traitement standard actuel comprend la résection chirurgicale et une radiothérapie. La chimiothérapie a un rôle chez les nourrissons afin d'éviter ou de retarder la radiothérapie et peut être utile pour améliorer la résécabilité(1).

Environ la moitié des patients souffriront d'une rechute et un résultat malheureux. Les nouvelles modalités de radiation, reirradiation, chimiothérapie, ou les agents visés ont été testés avec des résultats prometteurs.
Des résultats multi-institutionnels d'essais cliniques sont attendus pour déterminer le meilleur traitement en première ligne, alors que les résultats du début de la phase I / II des essais cliniques explorera thérapies dirigées basée sur de nouveaux facteurs biologiques.

(1) résécabilité : pouvant faire l'objet d'une résection, d'une coupe

Auteurs : Zacharoulis S, Moreno L.
Royal Marsden Hospital NHS Trust, Surrey, United Kingdom.
PMID: 19841430

samedi 12 septembre 2009

Appel à candidatures « Identification des organisations hospitalières interrégionales de recours en oncologie pédiatrique »

L'Institut national du Cancer (INCa) identifie et évalue les « organisations hospitalières exerçant des missions d’intérêt national ou interrégional telles que les centres de recours en oncologie pédiatrique ». L'appel à candidatures concerne les organisations hospitalières de recours en oncologie pédiatrique. Il s’inscrit dans la mise en oeuvre du dispositif d’autorisation de l’activité de traitement du cancer, prévu au code de la santé publique, et comportant des conditions d’implantation, des conditions techniques de fonctionnement, et des seuils d’activité minimale pour certaines thérapeutiques.

Ces organisations se constituent dans chaque interrégion, entre les établissements qui auront reçu de l’agence régionale de l’hospitalisation (ARH), une autorisation pour l’activité de soins de traitement du cancer, faisant explicitement mention du traitement des enfants et adolescents de moins de dix-huit ans.

Sept organisations hospitalières interrégionales au plus, devraient être identifiées sur l’ensemble du territoire, compte tenu de la structuration actuelle des établissements exerçant en cancérologie pédiatrique et de l’incidence des cancers de l’enfant et de l’adolescent.

Masse critique de dossiers
Compte tenu des cas incidents en oncologie pédiatrique, la masse critique nécessaire pour garantir l’expérience et l’égalité d’accès à l’expertise pour tous les patients est au moins égale à 220 dossiers de patients par an.

Pour plus d'informations :

source : Institut National Du Cancer

mardi 16 juin 2009

L'épendymome pédiatrique : Perspectives biologiques

Les épendymomes pédiatriques sont des tumeurs énigmatiques qui continuent de présenter un défi de gestion clinique malgré les progrès de la neurochirurgie, les techniques de neuro-imagerie et la radiothérapie.

La difficulté de prévoir le comportement de la tumeur à partir de facteurs cliniques et histologiques a déplacé l'attention vers la biologie moléculaire et cellulaire de l'épendymome afin d'identifier les corrélats nouvelle évolution de la maladie et de nouvelles cibles thérapeutiques.

Les épendymomes chez les enfants présentent un profil génomique différent de ceux de l'adulte.

Kilday JP, Rahman R, Dyer S, Ridley L, Lowe J, Coyle B, Grundy R. The Children's Brain Tumour Research Centre, University of Nottingham, United Kingdom. PMID: 19531565

samedi 28 mars 2009

Plan Cancer II

Plan Cancer II
 
 

Le rapport préparatoire au prochain Plan cancer réalisé par le Professeur Jean-Pierre Grünfeld à la demande du président de la République est désormais disponible.
 
Le précédent Plan cancer (2003-2007) a fait l'objet de mesures et un bilan en a été tiré. Le nouveau Plan cancer s'appuie donc sur les conclusions du précédent, en conservant ses principes et en mettant l'accent sur la poursuite des efforts de recherche, mesures pour les personnes les plus vulnérables, sur la correction des inégalités de santé face au cancer et mesures favorisant l'accompagnement des personnes dans l'étape de la vie après le cancer.
 
Dans son rapport le Professeur Jean-Pierre Grünfeld met en avant 8 propositions :
 
- développer la recherche transversale et pluridisciplinaire autour du cancer,
- soutenir la recherche et l'action sur les causes comportementales et environnementales des cancers,
- recherche sur les déterminants des inégalités de santé face au cancer,
- privilègier les actions de proximité et d'éducation pour la santé,
- améliorer la coordination des soins et le lien avec le secteur médico-sociale, autour du médecin traitant,
- être attentif à la démographie des professionnels en cancérologie,
- poursuivre et approfondir la collaboration avec les associations de patients et caritatives, dans l'accompagnement et le soutien médico-social au service des personnes malades,
- prévoir et organiser le "vivre après le cancer" qui va de la prise en charge des séquelles éventuelles, au soutien psychologique et à la reprise de l'activité professionnelle.
 
Ce rapport préparatoire au Plan Cancer 2 met en avant les points suivants concernant le cancer pédiatrique :
- l’épidémiologie des cancers chez l’adolescent et le jeune adulte ne fait pas l’objet d’un suivi par les registres, alors que cette tranche d’âge a manifestement moins bénéficié des progrès de la cancérologie ces dernières années

.Effectivement d'après les statistiques, la survie a progressé dans certains cas de cancer mais pas pour d'autres. La recherche a avancé mais pas pour tout le monde. Il faut féliciter les progrès accomplis mais continuer pour les autres.

Le rapport du Professeur Jean-Pierre Grünfeld préconise la nécessité de faire le diagnostic au stade le plus précoce possible de la maladie. Effectivement cela est indispensable car Léa a été diagnostiquée très tardivement par son médecin traitant et nous avons failli la perdre en quelques jours par la faute de son médecin qui pensait au cancer mais qui ne voulait pas le voir. Certains médecins traitants ne pensent pas d'abord au cancer.
 

- La proximité des soins et le maintien de la solidarité familiale

La difficulté après le diagnostic est de conjuger la proximité des soins et des traitements sans corrompre le maintien des repères fondamentaux de la famille et de la fratrie. Pour cela, le rapport préconise une réflexion sur l'organisation des soins en cancérologie pédiatrique en intégrant la nécessité pour l'enfant une dimension humaine (par la proximité de son tissu familial) et celle de l'expertise qui repose sur une compétence et une formation optimale des soignants. Il faut aussi rappeler l'importance de l'application de la législation pour permettre aux enfants de suivre leur scolarité, pendant et après les traitements.

 
- La création d'une tumorothèque nationale des tumeurs de l'enfant
Eh bien oui, il serait temps! pourquoi ne pas consolider les projets de recherche dans ce domaine? Nous aurions voulu savoir le dénombrement et la typologie des cas de tumeurs cérébrales des enfants au moment du diagnostic de cette maladie pour Léa. Nous étions perdus car pas de repère et encore mois aujourd'hui!
- "Pousuivre la réflexion et l'action sur des thèmes comme la neuro-oncologie et d'autres sous-spécialités de l'oncopédiatrie"

L'oncopédiatrie "sous-spécialité", pourquoi? Les tumeurs cérébrales concernent l'enfant et l'adulte. Pourquoi différencier les deux spécialités? Un épendymome (tumeur cérébrale diagnostiquée pour Léa) se retrouve chez l'enfant et chez l'adulte. Pourquoi déclarer l'épendymome chez l'enfant sous-spécialité par rapport au même diagnostic chez l'adulte?

En tout état de cause le rapport signale "une tumeur cérébrale est diagnostiquée chez 400 enfants par an France".Cela nous est tombé dessus, pourquoi et comment?

- "Le cancer chez les adolescents et les jeunes adultes"

Le rapport stipule que les oncopédiatres ne sont pas toujours pas bien préparés pour répondre aux problèmes des adolescents. Effectivement c'est une période où la transition entre la pédiatrie et la médecine adultes est nécessaire et accompagnée.

vendredi 20 mars 2009

Un espoir thérapeutique important pour la lutte contre l'épendymome

Un espoir thérapeuthique important contre l'épendymome
 

Ependymome - Un espoir thérapeutique important

Deux gènes impliqués dans l’épendymome de l’enfant

 
Le Docteur Jacques GRILL (Institut Gustave Roussy à Villejuif) en collaboration avec le Docteur Stéphanie PUGET (Hôpital Necker - enfants malades) ont identifié deux gènes impliqués dans le développement de l’épendymome chez l’enfant. Ces deux gènes, Tenascine-C et Notch1, sont surexprimés et des mutations récurrentes de Notch1 ont été mises en évidence pour la première fois dans ces tumeurs.« La découverte de l’implication de la voie de signalisation cellulaire Notch dans le développement de l’épendymome représente un espoir thérapeutique important. Des médicaments ciblés pourraient être développés".
Léa hospitalisée
Le combat de Léa contre l'épendymome (tumeur cérébrale hautement récidivante). Le courage de Léa
 

Nous avons connu le Docteur Jacques Grill et le Docteur Stéphanie PUGET lors de la prise en charge de la maladie de Léa en 2005 et 2006.

Merci à eux de contribuer à ce que notre drame ne soit plus jamais d'actualité et pour l'espoir suscité par cette grande découverte.

 
Vous pouvez retrouver le communiqué de presse de l'Institut Gustave Roussy en cliquant ici (format PDF - Portable Document Format)
 
A notre fille chérie qui nous manque terriblement,
Léa (18/10/2001-10/07/2007)
 
 

jeudi 19 février 2009

Le Diagnostic Préimplatatoire (DPI)

Formulaire de commande de tickets "Ballons de Léa"
 
Le diagnostic préimplantatoire (DPI)
 

Chaque année en France, environ 1 800 enfants sont atteints de cancer ; c’est la seconde cause de décès chez l’enfant de 1 à 12 ans. Ces chiffres peuvent en effet paraître inquiétants, mais le taux de guérison des cancers pédiatriques est passé de 25% à presque 80% en 30 ans (c'est ce que l'on nous annonce un peu partout)

Toutefois la plupart des médicaments anticancéreux utilisés aujourd’hui restent inadaptés. D'ailleurs nous avons eu droit à des échanges avec l'unité d'oncologie pédiatrique en Octobre 2006 et avons exigé que le conditionnement des gélules de chimiothérapie soit revu car Léa ne pouvait pas avaler des gélules standardisées pour les adultes.

Développés pour les adultes, ces médicaments anticancéreux sont difficiles à administrer car fabriquer un médicament pour les enfants est devenu un risque pour l’industrie pharmaceutique annonce-t-on dans les médias. De notre point de vue ce risque est essentiellement financier. En effet de nos jours quelle industrie pharmaceutique va s'engager financièrement dans le production de médicaments pour lutter contre les cancers de l'enfant alors qu'en nombre les cancers de l'adulte sont plus nombreux?

Plutôt que de voir survenir cette maladie, il y a eu dernièrement cette information étonnante sur le tri des embryons, qui permettrait d’éviter de donner naissance à des enfants quasi certains de développer un cancer familial. c'est ce que l’on appelle le diagnostic préimplantatoire (DPI) . Le diagnostic préimplantatoire est un ensemble de techniques permettant de connaître précocement les caractéristiques génétiques d’un embryon, quand et seulement la fécondation a été réalisée en éprouvette. Seulement voilà on ouvre le débat sur l'épineux dossier de la sélection des embryons.


 
Bruno, Isabelle, Cyril, Léa (18/10/2001-10/07/2007)
 

jeudi 5 février 2009

Demain j'irai mieux

Formulaire de commande de tickets "Ballons de Léa"
 
Documentaire "Demain j'irai mieux"
 
ARTE
Rediffusion le Mercredi 11 février 2009 à 00h55
 
TV Vous pouvez voir ce documentaire sur le site d'Arte en cliquant ici
 
" À l'hôpital des enfants de Bruxelles, Axelle, Hugo, Victor et Kareem se battent contre le cancer qui les empêche de vivre leur enfance.

Axelle, Hugo, Kareem et Victor sont atteints d'un cancer. Ils affrontent l'épreuve des traitements soutenus par l'amour de leurs parents et une équipe médicale aussi professionnelle que chaleureuse. Leur combat nous fait découvrir une médecine de pointe à la fois brutale et sophistiquée qui accomplit des miracles, mais ne peut pas tout. De l'annonce du diagnostic à l'issue du traitement, Demain j'irai mieux traverse, durant seize mois, différentes dimensions de l'expérience humaine : la mécanique du corps, la mort, la révolte, la tendresse, l'exubérante spontanéité de l'enfance..."

Ce programme a été diffusé dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le cancer qui a eu lieu ce mercredi 04 février 2009. Force est de constater que cette journée n'a pas fait l'objet d'un tapage médiatique extraordinaire. Rappelons en effet que chez les enfants, le cancer est la deuxième cause de mortalité après les accidents. Et que dire des moyens? nous rejoignons les propos de l'oncologue Belge "Il est intolérable dans un pays comme le nôtre d’allouer si peu de moyens à une maladie qui est la première cause de mortalité chez les enfants hors accidents!". Propos que l'on peut appliquer un peu partout dans le monde.
 
Bruno, Isabelle, Cyril, Léa (18/10/2001-10/07/2007)

lundi 22 décembre 2008

Les antennes-relais encore en accusation

L'actualité de la semaine dernière ne nous a pas laissé indifférente : A Draveil dans l'Essonne, dans une école, 9 cas de cancer avérés parmi les élèves et les parents du quartier.Il y a d’abord eu une petite fille de maternelle décédée l’an dernier des suites d’un cancer. Puis trois autres de ses camarades atteints du même mal ainsi que cinq parents d’élèves.

Inquiets, les parents mettent en cause l'installation des antennes-relais situées à près de 100 mètres de l'école.
Le Maire de la ville a donc demandé une enquête épidémiologique auprès de la DDASS pour apaiser les inquiétudes de ceux-ci.

Une crainte : le lien entre ces pylônes de téléphonie mobile et la survenue de cancers pédiatriques. La ville de Valence a ainsi décidé d’interdire l’installation d’antennes-relais à moins de 100 m de ses écoles à cause de fréquents maux de tête et de saignements de nez observés chez les enfants. La ville de Lyon, elle, s’est tout récemment engagée à démonter les antennes installées au-dessus de ses établissements scolaires à la suite du diagnostic de deux cas de cancer chez des petits élèves.

Et puis il y a eu l'affaire d'un petit village du Pas-de-Calais : Ruitz. A l'époque nous suivions de très près cette histoire, nous-mêmes confrontés à un cancer inexpliqué de notre enfant. Après deux cas avérés de tumeurs cérébrales chez deux enfants de 4 et 6 ans, les habitants ont manifesté et lancé des pétitions pour réclamer l'arrêt des émissions de l'antenne-relais de téléphonie mobile située non loin de l'école (ainsi que son démantèlement).
Les parents ont obtenu ainsi l'arrêt des émissions en novembre 2005.

Pour des cas similaires, des antennes-relais de téléphonie mobile ont été démontées à Lyon et Saint-Cyr l'Ecole, en adoptant le fameux "principe de précaution".

Même si scientifiquement la preuve de la relation directe entre apparition d'un cancer et la proximité d'une antenne-relais n'est pas établie, on peut tout de même s'interroger quant à la survenue de cas similaires dans les cours de récréation...

jeudi 13 novembre 2008

HannaH

11/11/2008 A 13 ans, un enfant est-il suffisamment mûr pour décider de refuser un traitement vital et préférer mourir dans la dignité ?

Les médecins britanniques ont répondu mardi par l'affirmative en s'inclinant devant la volonté d'une jeune patiente de 13 ans qui a refusé, bien qu'elle risque de mourir, une transplantation cardiaque, dans une histoire qui émeut l'Angleterre depuis une semaine. L'affaire «Hannah Jones» a commencé lorsque cette adolescente de Hereford, atteinte d'une grave maladie cardiaque (cardiomyopathie), a rejeté la greffe du cœur que lui préconisaient ses médecins, pourtant la seule opération qui pourrait lui sauver la vie. «J'ai subi trop de traumatismes liés aux hôpitaux. Cette greffe comporte trop de risques, même si je la faisais, l'issue pourrait être mauvaise ensuite», s'est défendue sur la chaîne de télévision Skynews la jeune fille, qui a contracté sa cardiomyopathie après avoir été traitée, à l'âge de 5 ans contre une leucémie.

Son courage a convaincu l’Angleterre. Condamnée par une leucémie contractée à l’âge de 5 ans, Hannah Jones, 13 ans, vient d’obtenir du corps médical qu’il la laisse vivre, et non subir, le temps qui lui reste.

C’est en connaissance de cause que la petite fille a décidé de profiter, si peu qu’il en reste, d’une vie qui n’a presque connu que l’hôpital.Son coeur, littéralement troué par une chimiothérapie précoce,devait être remplacé. Mais la transplantation, d’ailleurs risquée,n’aurait mis un terme ni à la maladie ni au traitement.
Hannah a fait valoir “une maturité au-dessus de son âge,liée à (sa) maladie”. L’hôpital pour enfants de Birmingham, à boutd’arguments, s’est incliné. Même ses parents l’ont comprise.Car ce qu’elle veut n’a rien d’une démission.
A une époque où l’objectif semble être de durer plutôt que de vivre, quelque handicap qu’on ait à subir et à faire subir aux autres, la lucidité, la dignité, l’appétit de la petite Anglaise sont un exemple à méditer.

Sources : Times, Gardian, Sun

dimanche 2 novembre 2008

Ce soir sur France3 - SANS LUI... SANS ELLE Docu. - Société

Réalisation : Claude Couderc.
Horaire : 23H10 - 00H15
Durée : 65 mn

"Parce que l'amour de l'enfant est plus fort que la mort, la vie se perpétue autrement auprès de l'enfant qui n'est plus. Sujet tabou qui fait peur et qui tient à l'écart, tout un chacun pense généralement que «cela n'arrive qu'aux autres». Et pourtant, à n'importe quel moment de son existence une famille peut être frappée par ce qu'on peut concevoir comme le pire des drames. Ce documentaire se propose de démontrer que ces parents «désenfantés», et la fratrie, peuvent parvenir à se reconstruire après le cataclysme que constitue le décès d'un enfant. Plusieurs familles qui ont perdu un fils, une fille après un accident de voiture, de moto, une maladie, un suicide, se confient sur leur traumatisme et la manière dont ils essaient de continuer à vivre, malgré tout."

lundi 13 octobre 2008

Ouverture du pôle international de recherche "Biologie du Développement et Cancer"

Inauguré le 13 octobre 2008 par Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, le pôle "Biologie du développement et cancer" de l'Institut Curie est dédié à la recherche sur la biologie du développement de l'embryon et du cancer permettant de mieux explorer les liens entre biologie, génétique du développement et médecine. L'objectif sera de mettre au point des thérapies innovantes face à ce fléau.

La cellule tumorale devrait être étudiée sous un nouvel angle, comprendre son origine et sa formation pour trouver les moyens de l'éradiquer en mettant au point des stratégies thérapeutiques innovantes.



Ce nouveau pôle est installé sur une surface de 3225m2, 100 personnes (une dizaine d'équipes) y seront affectées. Le coût total de l’implantation de ce nouveau pôle est de 26 M€, soit 19 M€ pour la construction et 7 M€ pour son équipement initial.

Les cancers de l'enfant devraient être les premiers bénéficiaires du rapprochement entre médecine et biologie du développement.

samedi 11 octobre 2008

Maladies rares : un nouveau Plan 2009

Le Président de la République a annoncé le 10 octobre 2008 que le gouvernement élaborerait en 2009 un "nouveau plan" de lutte contre les maladies rares qui devrait entrer en vigueur "au plus tard en 2010", lors d'un symposium à Paris sur l'Europe et les maladies rares.

Il a aussi souhaité que "la communication de la Commission (européenne) sur la prise en charge des 30 millions d'Européens affectés par une maladie rare soit une des priorités de la présidence française de l'Union européenne dans le domaine de la santé".

"Les principaux acquis du premier plan, je pense en particulier au financement des centres de référence, seront pérennisés", a annoncé le chef de l'Etat.

Les maladies rares touchent 30 millions d'Européens, dont 3 millions de Français. Il existe près de 7.000 maladies rares dont environ 80% sont d'origine génétique. Trois sur quatre sont des maladies pédiatriques.

Communiqué d'Olivia Nicolas, Présidente de la Fédération des Maladies Orphelines

196 367 signataires : un nouveau Plan Maladies Rares en 2010 Merci à vous tous et bravo pour votre mobilisation ! La pétition que nous avons lancée en janvier pour réclamer un Plan d’amélioration en faveur de la prise en charge des personnes atteintes de maladies orphelines, a recueilli près de 200.000 signatures ! Nous avons aujourd’hui l'immense plaisir de vous annoncer que votre soutien à ce vaste mouvement a joué un rôle déterminant puisque, le 10 octobre, le Président de la République a annoncé la mise en œuvre d'un second Plan Maladies Rares en 2010. Dès la veille, 9 octobre, Madame Bachelot, ministre de la Santé, nous invitait à une réunion dans les prochaines semaines afin de définir le calendrier et la méthode de travail pour définir les axes de ce prochain Plan. Nous avons, tous ensemble, gagné ce combat essentiel pour les malades et leurs proches ! Nous mettons donc un terme au recueil des signatures de la pétition ; et c’est forts de vos si nombreux soutiens que nous allons participer à la construction de ce nouveau Plan, et à l’accomplissement de toutes nos missions en faveur des malades. Olivia Niclas, Présidente de la FMO"

C'est pourquoi, après cette belle aventure, nous retirons dès le lundi 03 novembre 2008 le lien existant sur ce blog vers la pétition. Nous remercions toutes les personnes signataires de cette pétition qui a porté ses fruits.

Isabelle et Bruno

jeudi 5 juin 2008

Les enfants et adolescents paient un lourd tribut

Dans l'actualité les informations sont dramatiques pour les enfants et adolescents.

Nous venons de connaître la disparition de Kenzo ce lundi, et le même jour un TER percutait un autocar dans la commune d'Allinges.

Aujourd'hui avaient lieu les obsèques des 7 collègiens décédés des suites de l'accident de l'autocar. Ils étaient âgés de 11 à 13 ans. Un dernier adieu à Yannis, Thimothée, Léa, Natacha, Tom, Benoît et Fanny.

Je ne vous raconte pas l'émotion quand on a écouté la maman de Léa...

Dessin en hommage aux 7 victimes de l'accident d'Allinges, le 5 juin 2008 dans le collège de Margencel



Quelque soit les causes du décès d'un enfant, la disparition de celui-ci est vraiment injuste!

Nous pensons fortement à ces familles qui souffrent. Nous transmettons toute notre compassion aux familles d'enfants décédés et blessés. Nous pensons également à tous ces jeunes qui pleurent leurs camarades disparus.

Ce n'est vraiment pas gai en ce moment.

lundi 2 juin 2008

La reconnaissance administrative de l'enfant décédé(???)

Nous sommes en pleine période de déclaration des revenus 2007 destinée à l'administration fiscale, tout du moins la déclaration en ligne reste d'actualité.

Voici une petite "mésaventure" qui m'est arrivée lorsque jeudi soir dernier j'ai voulu accomplir notre devoir citoyen.

Malheureusement, comme vous le savez, je me suis penché sur le cas où pendant l'année 2007 nous avons perdu un enfant. Normalement pas de problème, c'est la situation familiale au 01/01/2007 qui prédomine.Donc pas de soucis nous avons toujours droit à la demi-part du quotient familial concernant Léa.

La problème se posera donc l'année prochaine. Mais en attendant, j'ai voulu tester quand même l'application proposée sur internet pour m'assurer que je n'aurai pas de problème l'année prochaine.

Donc je me connecte avec le certificat et je tombe sur le premier écran me demandant s'il y a eu un changement de la situation familiale : mariage, décès, divorce.

Ceci est une copie d'écran pour la déclaration 2006 mais le même écran est proposé cette année

J'ai cliqué donc sur "Oui" à la question posée pour indiquer le décès d'un enfant et là, surprise, le seul décès que l'application proposée est celui de mon conjoint...ma femme (???).

Certes on va me répondre qu'il est normal de ne proposer que ce choix car cela joue au niveau des revenus mais il me semble quand même que la perte d'une demi-part est tout aussi importante.

J'en arrive à la conclusion que pour signaler la perte d'un enfant (dans notre cas) il faudra changer le chiffre 2 en 1 pour indiquer le nombre d'enfants à charge, comme quoi l'information du décès prématuré d'un enfant se borne à un changement de chiffre!

A noter la présence d'une association qui revendique la reconnaissance administrative de l'enfant décédé : l'association Cillian. Pour aller plus loin, un des objectifs de cette association est d'obtenir le MAINTIEN DE LA 1/2 PART FISCALE jusqu'à la majorité virtuelle de l'enfant décédé, encore à l'image du veuf ou de la veuve.

Plus dramatique, nous avons appris que le petit Kenzo (dont j'ai diffusé une photo sur les vidéos) n'était pas au mieux en ce moment, que son état de santé se dégrade de plus en plus. Nous sommes très peinés pour lui et sa famille. Nul doute que ce petit bonhomme a un courage extraordinaire, nous souhaitons tout ce courage nécessaire à la famille pour surmonter les épreuves actuelles. Mille bisous et pensées à SpiderKenzo!

mardi 29 avril 2008

Petit point d'actualité

Jeudi dernier, dans le journal local, nous avons pu lire un article intitulé "Une IRM pour les claustrophobes et obèses".

En effet mercredi dernier a eu lieu l'inauguration à l'hôpital Louis-Mourier de Colombes (Hauts-de-Seine) d'une IRM (Imagerie par résonance magnétique) dite "ouverte".

Un seul constructeur (je ne donne pas de nom pour cause de pub) propose une IRM vraiment ouverte permettant de réaliser des examens avec la même qualité qu'un tunnel fermé classique. Ce système permet de réaliser des examens pour les patients claustrophobes, obèses, pédiatriques, gériatriques... sans compromis. 3 systèmes de ce type sont installés aujourd'hui en région parisienne : à la Clinique de l'Essonne à Evry, à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris et à l'hôpital Louis Mourier à Colombes.



Ceci pour dire que nous avions eu beaucoup de mal lorsque Léa devait passer un examen par IRM. Elle était complétement paniquée, comme beaucoup d'enfants. Il faut dire que d'entrer dans un tunnel avec des bruits vraiment étranges de résonance magnétique est quelque peu effrayant pour un enfant de bas-âge.
Et je me souviens que nous avions cherché un bon moment un moyen de faire passer les examens à Léa en douceur, sans résultat.

Donc voici un progrès technologique qui permettrait aux enfants de passer un examen par IRM sans être traumatisés, ni en état de somnolence après administration d'anxyolitiques. Bien que je pense que le bruit soit le même...

Reste à savoir si à court ou moyen terme, les hôpitaux (je pense à la province) pourront se doter de ce type de matériel et comment?